Marketing d’Influence en chute face  aux LLM: Ce que ça change pour vous. . (2/2)

Marketing d’Influence en chute face aux LLM: Ce que ça change pour vous. . (2/2)

 Susciter de nouveaux prescripteurs dans le tissu social

L’enquête de ContentSquare de Septembre 2026 révèle un pic de crise de confiance. Les consommateurs préfèrent désormais la recommandation de l’IA à celle des influenceurs, ce qui représente un véritable basculement. Cependant, une autre enquête sérieuse , presque simultanée, souligne que les consommateurs ont toujours besoin d’un prescripteur humain. Ils cherchent toujours à confirmer la recommandation IA auprès d’une personne qui peut rendre témoignage au produit ou service. Qu’est-ce que cela implique pour une marque aujourd’hui? A l’heure ou même les avis-clients sont si facilement falsifiables?

Nielsen, dans une étude menée auprès de 40 000 répondants dans 56 pays, mesure depuis des années la même constante — 88% des consommateurs font davantage confiance à une recommandation d’un proche qu’à n’importe quel autre canal.

Et pourtant, les marques occidentales ne se détournent pas des influenceurs. C’est même l’inverse : la même étude Reech qui documentait, côté consommateurs, l’érosion de confiance depuis 2023, montre côté marques que 69% des entreprises prévoient d’augmenter leur budget influence en 2026, et que 98% des professionnels du secteur jugent ce levier voué à progresser.

Ce paradoxe n’en est pas vraiment un.  Pour une marque, un influenceur reste un canal de diffusion efficace — il touche une audience, à un coût mesurable, avec des indicateurs qu’on sait suivre. Excellent pour la notoriété, mais pas suffisant pour passer à l’acte d’achat. Pour arriver à convertir, il faut encore que quelqu’un s’expose en recommandant.

C’est exactement ce vide que Glossier, marque de beauté américaine, a choisi de combler. Son programme “Reps” recrute des clientes réellement enthousiastes — pas des influenceuses payées — et leur donne une page personnelle à partager avec leur propre cercle d’amies, contre une petite commission sur chaque achat généré. Le mécanisme tient parce qu’il répond à la question que la diffusion seule ne résout jamais : qui perd quelque chose si la recommandation s’avère fausse ? Ici, la réponse est claire — la rep elle-même, qui met son nom devant des amies qu’elle reverra, pas un follower anonyme qu’elle ne recroisera jamais.

pour la même raison structurelle : une communauté préexistante y engage sa réputation avant même qu’une marque n’entre en scène. C’est sur cette vague par exemple que surfe LinkedIn.

Sur les réseaux sociaux, les groupes et les communautés servent aussi, très concrètement, à faire circuler des recommandations de commerçants ou de prestataires : la personne qui recommande y est identifiée, connue des autres membres, et reste redevable si son conseil se révèle mauvais. C’est sur cette vague par exemple que surfe LinkedIn: il encourage la création d’une communauté de confiance où chacun engage sa réputation avant même qu’une marque n’entre en scène.

Ici, il faut souligner la particularité africaine.  En effet, depuis 2016,  les études    révèlent un foisonnement particulier de l’usage communautaire des réseaux sociaux en Afrique. Un terrain où le lien social naturel se prolonge dans le numérique, et où, empiriquement, le principal facteur de conversion reste la recommandation du réseau. Un environnement culturel où la famille élargie, le village, la diaspora  trouve dans l’outil numérique un canal supplémentaire, sans jamais avoir eu besoin d’être inventée pour lui.  Les marchés africains n’ont pas traversé les mêmes crises que les marchés occidentaux, mais peuvent en tirer des conclusions adaptées à leur contexte. C’est ce que nous allons voir ensuite.

Le marketing d’Influence face au tissu social africain. 

🧠 LE SAVIEZ-VOUS ? — Ce que mesurent réellement les études sur le commerce social africain. Deux types de sources coexistent sur ce terrain, et il faut les distinguer. D’un côté, des rapports institutionnels comme celui de la Banque mondiale (2025) : méthodologie transparente, échantillons représentatifs — plus de 200 millions d’Africains francophones actifs sur les réseaux sociaux, dont près de la moitié les utilisent pour découvrir, comparer ou acheter. De l’autre, des rapports de veille sectorielle comme le Africa Social Commerce Market Databook (ResearchAndMarkets, 2026), qui projette un marché à 33,7 milliards de dollars : utiles pour mesurer une tendance et son ampleur, mais construits sur des estimations de marché, pas sur une enquête déclarative directe. Les deux se complètent, mais aucun des deux ne mesure, à lui seul, ce qui pousse quelqu’un à faire confiance à une recommandation plutôt qu’à une autre.

Nous avons vu qu’en occident, les influenceurs perdent la confiance du public depuis 2023, que celui- ci s’est replié sur les avis consommateurs pour  reconstruire une assurance avant l’achat , que ce type de preuve elest devenue falsifiable, et que les marques ont dû reconstruire, pièce par pièce, un lien social qu’elles avaient laissé se déliter. Sur le marché africain, ce même lien social ne semble jamais avoir quitté le circuit de la recommandation — les chiffres de la Banque mondiale suggèrent que près de la moitié des internautes francophones y achètent en s’appuyant sur ce que le réseau leur montre ou leur dit. Peut-on en déduire que l’Afrique n’a jamais eu, structurellement, à séparer “influence” et “tissu social” comme l’Occident a fini par le faire ? C’est plausible, mais ce serait aller plus vite que les données ne le permettent.

Une seconde hypothèse mérite d’être posée, plus fine que la première. Neuro Digital publie en 2026 une étude qui dit que les micro-influenceurs locaux — 10 000 à 100 000 abonnés — semblent y surpasser en performance les grandes célébrités déconnectées de leur audience. Cela signifie que la pertinence de l’influenceur en Afrique est dans la proximité, pas dans la portée. Ce ne serait alors pas l’influenceur et le lien social, mais l’influenceur comme lien social — un tandem, pas deux forces séparées qu’il faudrait réconcilier après coup.

Ce que l’Occident tente de reconstruire à grands frais, l’Afrique n’a peut-être jamais eu à le fabriquer. Reste à savoir si elle prendra le temps de le comprendre avant de l’imiter — ou si, en copiant le modèle occidental de l’influence sans discernement, elle finira par abîmer ce qu’elle n’aura jamais eu besoin de construire.

Marketing d’Influence en chute face aux LLM: Ce que ça change pour vous. (1/2)

Marketing d’Influence en chute face aux LLM: Ce que ça change pour vous. (1/2)

Le Marketing d’Influence en plein séisme après une enquête  choc. 

Contentsquare vient de publier une étude qui révèle que 67% des consommateurs français et américains interrogés déclarent faire désormais davantage confiance à une recommandation générée par une IA qu’à celle d’un créateur de contenu, pour évaluer une marque qu’ils ne connaissent pas encore. L’étude indique également que 47% disent que l’IA a déjà modifié leur décision finale de marque et que 57% déclarent avoir effectué un achat guidé par un algorithme.

Ces chiffres pèsent. Contentsquare n’est pas un institut marginal — c’est un acteur de référence de l’analyse client, utilisé par des marques comme L’Oréal ou Levi’s. L’étude a été menée avec Pollfish auprès de 2 000 répondants en France et aux États-Unis, et publiée le 2 septembre 2026.

Mais ce basculement n’arrive pas de nulle part.

C’est l’aboutissement d’une érosion de confiance entamée trois ans plus tôt. En 2022-2023, la confiance envers les créateurs de contenu atteignait un pic — 92% des consommateurs déclaraient leur faire confiance. Puis une vague de scandales d’influenceurs a cassé cette dynamique en 2023 : les désabonnements ont grimpé à 69% (-4 points selon le baromètre Acsel), et l’usage des réseaux sociaux a continué de reculer dans la durée, confirmé par l’étude Reech entre 2023 et 2025.

Ce que ce basculement révèle, ce n’est donc pas une victoire de l’intelligence artificielle. C’est un déplacement de confiance vers un nouvel arbitre.

🧠 LE SAVIEZ-VOUS ? — Hovland et Weiss et la crédibilité de la source (1951)
Carl Hovland, psychologue à Yale, et Walter Weiss publient en 1951 une étude fondatrice sur la persuasion, The Influence of Source Credibility on Communication Effectiveness. Leur expérience montre qu’un même message, présenté par deux sources différentes, n’est pas reçu de la même façon : le public évalue inconsciemment la source selon deux critères — sa compétence perçue (en sait-elle assez sur le sujet ?) et son intégrité perçue (a-t-elle intérêt à nous tromper ?). Ce travail fonde tout un pan de la recherche en communication persuasive, encore utilisé aujourd’hui pour comprendre pourquoi certains messages convainquent et d’autres non.

Ces deux théories suffisent à expliquer pourquoi les recommandations de l’IA prennent aujourd’hui le pas sur le marketing d’influence. L’IA semble plus crédible par ce qu’elle n’a pas intérêt à nous tromper. Elle gagne donc sur le terrain de l’intégrité. Mais qu’en estil de la compétence? 

Les avis consommateurs comme nouveaux prescripteurs. 

Ainsi, les consommateurs font plus confiance à l’IA en phase de découverte des marques ou des produits. Mais le baromètre Skeepers complète très bien ce premier résultat. Il rapporte que 66% des personnes interrogées chercheraient systématiquement la validation d’un créateur réel avant d’acheter un produit recommandé par un influenceur ou par un contenu généré par IA ; cette proportion monte à 83% chez les 18–25 ans.

🧠 LE SAVIEZ-VOUS ? — Petty et Cacioppo et le modèle de la probabilité d’élaboration (1986)

Richard Petty et John Cacioppo, psychologues sociaux américains, publient en 1986 leur Elaboration Likelihood Model, l’un des cadres les plus utilisés en psychologie de la persuasion. Leur thèse : face à un message, nous ne traitons pas toujours l’information de la même façon. Quand l’enjeu est faible ou le temps limité, nous empruntons une “voie périphérique” — un jugement rapide fondé sur des signaux simples (la source paraît-elle fiable ? le message est-il clair ?). Quand l’enjeu grandit — en particulier au moment de dépenser de l’argent — nous basculons vers une “voie centrale” : un examen plus lent, plus exigeant, qui cherche des preuves plus solides avant de se laisser convaincre. Les deux voies ne sont pas contradictoires ; elles s’activent simplement à des moments différents du même processus de décision.

C’est exactement le geste que les chiffres de Skeepers viennent de capturer : croire une IA assez pour l’écouter, mais pas assez pour lui faire confiance seule — et aller chercher, activement, de quoi réconcilier les deux.

Avis consommateur rime avec contenu amateur.

On a vu que les consommateurs préfèrent désormais se baser sur les recommandations IA, puis rechercher une confirmation humaine. Mais une question demeure : parmi toutes les formes de preuve humaine, laquelle pèse le plus au moment de la validation ?

Le même baromètre Skeepers apporte une réponse précise. Les photos et vidéos brutes de vrais clients arrivent en tête des formats jugés crédibles, avec 58% de préférence — loin devant le contenu produit par la marque elle-même, à 35%. Ce chiffre précise ce que “validation humaine” veut dire concrètement : ce n’est pas n’importe quelle preuve, c’est une preuve d’un type très spécifique.

Ce contenu brut convainc davantage parce qu’il paraît moins construit pour convaincre.

🧠 LE SAVIEZ-VOUS ? — Friestad et Wright et le modèle de la connaissance de la persuasion (1994)

Marian Friestad et Peter Wright, chercheurs en comportement du consommateur, publient en 1994 leur Persuasion Knowledge Model. Ils montrent que chaque consommateur possède une forme de “détecteur” mental : dès qu’un contenu est identifié comme une tentative de le persuader — une publicité, un discours commercial — il active spontanément une résistance et réduit la valeur qu’il accorde au message. Ce détecteur, en revanche, reste largement silencieux face à un contenu qui ne ressemble pas à une tentative de vente : un témoignage spontané, une photo prise sur le vif. Ce n’est donc pas que ce contenu soit plus honnête en soi — c’est qu’il échappe à l’alarme que déclenche, presque automatiquement, tout ce qui ressemble à de la publicité.

Une story mal cadrée, non retouchée, prise sur le vif : perçue comme backstage. Une publicité léchée, avec sa lumière parfaite et sa mise en scène soignée : immédiatement identifiée comme front stage — et donc, immédiatement mise à distance.

Ce que Friestad et Wright permettent de comprendre ici va au-delà du simple format. La preuve n’est pas seulement ce qui est montré. C’est ce qui semble ne pas avoir été fabriqué pour être montré — un critère de perception, pas de vérité. Un contenu peut être entièrement sincère et pourtant perçu comme “trop propre” pour être cru ; un autre peut être partiellement mis en scène et pourtant lu comme spontané. Ce qui compte, c’est le signal envoyé, pas la réalité qu’il recouvre.

C’est précisément ce hiatus qui devrait inquiéter les marques : 58% des consommateurs préfèrent le contenu brut, pendant que la plupart des budgets publicitaires continuent d’investir dans le contenu léché.

📚 Tu veux devenir expert en marketing digital ?

🎯 4 cours. 4 mois. 4 certifications internationales.

Rejoignez nos formations certifiantes en marketing digital en ligne ou en présentiel!

Coaching individuel personnalisé + stage pré-emploi garanti.

Prochaine rentrée le 05 octobre!

👉 Je vous contacte sur WhatsApp

👉 Je découvre les formations CWF

Rejoignez la communauté Com and Web Addicts :

 

La revanche le jour des Résultats

La revanche le jour des Résultats

🎬 COM AND WEB SCHOLARS

      Les aventuriers du digital

       Saison 1 : SOLARIS
🏷️ Keep on Training

👉  Le jour des résultats

Le plan secret

Quatre semaines. C’est le délai que René a fixé, presque en passant, pour que les chiffres du service remontent. Quatre semaines aussi pour que Candice décroche ses deux premières certifications — elle a fait le calcul toute seule, la veille au soir, en parcourant la plateforme CWF avec son coach en visio : un cours par semaine en théorie, une heure par jour. Trop lent. Si elle sacrifie une bonne partie de ses journées de stage pour y consacrer quatre heures, samedi compris, elle peut boucler deux cours — deux certifications — dans le temps qu’on lui a donné pour tout changer.

Elle choisit de passer tous ses quiz en fin de semaine, pour garder les idées fraîches jusqu’au bout. Et le premier cours, “Marketing et Communication Online”, ne se contente pas de lui apprendre des outils. Il lui redonne à lire ce qu’elle croyait déjà connaître. Diplômée en communication des organisations, elle réalise qu’elle n’avait jamais abordé les choses avec autant de méthode, autant de rigueur froide derrière chaque décision. Le cas pratique final, elle le fait sur SOLARIS elle-même — et en sort avec un plan de communication qu’elle n’a montré à personne. Pas encore.

Clarisse passe la voir en fin de matinée, René absent du bureau. Candice, portée par l’enthousiasme, ne se retient pas : elle raconte le cours, la grille de lecture, le plan secret qu’elle a hâte de mettre en œuvre sur le digital.

C’est à ce moment que la porte s’ouvre. René.

Il capte la scène en une fraction de seconde — les deux femmes penchées sur l’écran, complices, riant presque — et quelque chose se ferme sur son visage. Il ne dit rien à Candice. Il s’adresse à Clarisse, sec :

— On dirait que ta stagiaire a beaucoup de temps pour discuter. Le rapport annuel que le DG a demandé, ça avance ? Ça fait deux semaines que je l’ai confié à Candice. Deux semaines pour rien.

Il laisse un silence, puis, plus bas, plus visé :

— Toi, Clarisse, tu es encore en période d’essai aux RH. Un mauvais rapport, à son retour, et ce n’est pas moi qui plaiderai ta cause.

Il ressort sans attendre de réponse.

Le silence qui suit dure un moment. Puis Clarisse, sans se démonter, s’assoit face à Candice :

— Tu sais que j’ai suivi une formation chez Com And Web, moi aussi ? Productivité et Bureautique. Ils l’ont mise à jour depuis — apparemment ce sera “Productivité et Bureautique IA” maintenant.

Candice écarquille les yeux. Clarisse continue :

— Transmets-moi tout ce que tu as sur le rapport annuel. Je m’en occupe. J’ai beaucoup plus à gagner à ce que tu réussisses ce pari-là qu’à ce que tu perdes ton temps dessus.

Quand René repasse la tête par la porte, un peu plus tard, il prend son air de celui qui vient d’asseoir son autorité. Mais Candice n’a pas levé les yeux de son écran. Elle est déjà ailleurs — dans le deuxième module.

 Le mail, ou le ticket

Troisième semaine. Candice se dirige vers le service informatique, les mains moites, un prétexte tout prêt : “c’est pour le rapport annuel.” Mais dans sa tête, elle répète autre chose depuis la veille, un discours qu’elle a voulu naturel, presque improvisé — alors qu’elle l’a construit phrase par phrase.

Elle veut le glisser sans que ça sonne préparé, après avoir réglé le sujet du rapport avec Georges, le chef du service. La réunion sur le rapport se passe bien : elle récupère sur une clé USB tout ce qui manquait à Clarisse pour boucler le document. Avant de partir, elle se lance :

— Georges, en fait, je suis une formation en ligne chez Com And Web. J’ai travaillé les deux premiers cours, et j’ai compris qu’utiliser les réseaux sociaux seuls, c’est se limiter gravement. Pour bien les exploiter, il faudrait une stratégie qui renvoie vers le site internet. Ça permet de mieux recibler les visiteurs, de gagner leur confiance plus facilement, d’être mieux référencé sur les moteurs de recherche, et même d’être cité par les IA… Je voudrais vous demander s’il serait possible d’implémenter le Google Tag et le Pixel Meta sur notre site, et de me transmettre ensuite ce dont j’aurai besoin pour m’en servir dans notre communication.

 

Georges la coupe, pas hostile, juste pressé :

— Fais-moi un mail. Ou même un ticket sur la plateforme, avec ton chef en copie. Je verrai quelle priorité donner à ça.

Candice bredouille un “d’accord”, et sort. Elle passe par les toilettes avant de rejoindre Clarisse — le temps de reprendre ses esprits. Clarisse a tout misé sur elle avec ce rapport. Le découragement monte, la peur aussi. Mais elle se ressaisit : elle ira lui parler franchement, peut-être que Clarisse aura une idée.

En entrant dans le bureau de Clarisse, surprise : Anthony est là. Le webmaster, en stage pré-emploi lui aussi, était venu se confier — Georges, en fait, n’avait tout simplement pas compris les termes de Candice. Ingénieur réseaux et administration système, le marketing digital reste pour lui un territoire flou. Anthony travaille sur un projet de CRM pour l’entreprise, mais s’est cantonné jusque-là à un ERP pour les RH et la comptabilité — les deux services qui, ironiquement, en ont le moins besoin. Le service le plus décrié, marketing-communication, il n’a jamais osé s’y frotter.

— Si ta stagiaire est vraiment intéressée, glisse-t-il à Clarisse en désignant Candice, j’aimerais bien qu’on mette ça en place ensemble.

C’est l’euphorie pour Candice.

— Tu veux bien commencer par le Google Tag et le Pixel Meta ? demande-t-elle.
— Déjà fait, avant de quitter le bureau, répond Anthony avec un sourire.

— Alors je programme ma première série de posts liés au site, dit-elle. Je reviens vers toi pour la suite.

La carte cachée

Le PCA a convoqué une réunion. Il veut s’assurer que chaque service a rempli les tâches confiées par le DG avant son retour de mission. À SOLARIS, le PCA pèse souvent plus lourd que le DG lui-même — tout le monde le sait, personne ne le dit à voix haute.

Dans le bureau, René fouille ses dossiers, nerveux.

— Kabirou, je ne vois pas de mail de ta part avec le rapport annuel monté. Tu n’as pas fini ?
— Le rapport annuel ? Je n’ai jamais reçu le texte à monter, monsieur.
— Comment ça ? Candice, tu ne lui as pas envoyé le texte du rapport ?
— Monsieur, j’avais envoyé une première mouture, celle que vous aviez amendée, mais…
— Mais quoi ? Tu n’as pas eu le temps d’apporter les amendements ? Tu faisais quoi, pendant ce temps ? Le kongossa dans les couloirs avec les autres stagiaires ?
— Monsieur, intervient Kabirou, en fait… elle a envoyé un rapport déjà monté.
— Déjà monté ? Comment ça ?
— C’était déjà monté, monsieur.
— Bon. C’est où ?
— Dans vos mails, monsieur. Dans la même conversation.

René se tait un instant, referme son dossier.

— D’accord. Je le prends. Je vais en réunion. Restez disponibles, au cas où.

Candice tente sa chance :

— Monsieur… Je vous ai sorti les derniers chiffres du marketing digital. Nos résultats sont en forte hausse. Pour la réunion.

Il la regarde, incrédule, prend la feuille sans un mot, et sort.

Trente minutes plus tard, c’est Anthony qui vient chercher Candice :

— On nous appelle en réunion.
— Quoi ? Pourquoi ?
— Apparemment, c’est au sujet du CRM.
— Tu en as parlé à ton chef ?
— Oui, bien sûr.
— Et il était content ?
— Il est de la vieille école, mais réglo. Par contre… je ne lui ai pas parlé du tag et du pixel. Il aurait mal pris que je désobéisse à la consigne du mail.

 

Ils rient, tous les deux, jusqu’à la porte de la salle de réunion. Là, le rire s’efface d’un coup. L’ambiance est lourde. Le PCA est présent — et s’il fallait comparer, il est plus impressionnant encore que le DG. C’est le DRH, Clément Njoya, qui ouvre :

— Bonjour à tous les deux. Nous avons appris que vous avez pris l’initiative de monter un CRM pour l’entreprise, en lien avec l’activité sur les réseaux sociaux. C’est bien cela ?
— Oui, en effet, répond Anthony.
— Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela peut booster nos ventes ?

Candice jette un regard vers René. Ses yeux sont rouges, il semble prêt à exploser. Mais il y a plus urgent à gérer : Anthony se met à expliquer, Candice renchérit, et à deux, sans aucune préparation, ils exposent le projet avec une clarté qui semble fasciner l’auditoire.

À la fin, le PCA se tourne vers René, un sourire en coin :

— René, tu nous avais caché que tu avais ces cartes dans ta manche. Qu’est-ce qui t’a donné cette idée ?

René se contente de sourire, sans répondre. C’est Clément Njoya qui reprend la parole :

— Monsieur le PCA, j’ai l’honneur de vous présenter à nouveau Clarisse, notre nouvelle collaboratrice. Son défi, en arrivant dans l’entreprise, était de mettre en place un système de formation continue permettant d’augmenter significativement et objectivement notre rentabilité. Elle a commencé avec cette jeune stagiaire au service communication — et nous en voyons déjà les premiers résultats.

Candice, en l’entendant, ne peut s’empêcher d’envier Clarisse. Quelle chance d’avoir un chef pareil. Mais Clarisse prend à son tour la parole :

— Je vous remercie beaucoup, cher directeur. Je voudrais aussi remercier Candice, qui a financé elle-même sa formation — et encourager les autres directeurs à faire de même, en attendant que la Direction débloque un budget dédié à la formation continue.

Personne ne relève, dans l’instant. Mais Clarisse vient de glisser l’information dans la bonne oreille, au bon moment. Quelle joie, pense Candice, d’avoir une RH pareille.

📚 Tu veux devenir expert en marketing digital ?

🎯 4 cours. 4 mois. 4 certifications internationales.

Rejoignez nos formations certifiantes en marketing digital en ligne ou en présentiel!

Coaching individuel personnalisé + stage pré-emploi garanti.

Prochaine rentrée le 05 octobre!

👉 Je vous contacte sur WhatsApp

👉 Je découvre les formations CWF

Rejoignez la communauté Com and Web Addicts :

 

Le mensonge qui dérape

Le mensonge qui dérape

🎬 COM AND WEB SCHOLARS

      Les aventuriers du digital

       Saison 1 : SOLARIS
🏷️ Keep on Training

👉  Le mensonge qui dérape! 

Les ventes reculent depuis deux mois, et tout le monde à SOLARIS le sent — dans les couloirs, dans les regards qu’on évite en salle de pause, dans le ton du DG quand il convoque les chefs de service un par un. Ce matin-là, c’est au tour de René.

— René. Tu le sais déjà, ta dernière campagne nous a coûté trop cher et ne nous a rien rapporté. Malheureusement, il faut bien continuer à communiquer si on veut redresser la barre.

— Oui, effectivement. Justement je voulais vous dire…

— Concrètement, je cherche où couper, lâche le DG, sans détour. On m’a dit que la communication digitale coûte moins cher que l’affichage ou les médias classiques. Est-ce que c’est vrai ?

— Euh… oui, en effet… D’ailleurs c’est pourquoi j’ai commencé à publier davantage. On en est presque à 3 publications par semaine, et nos prévisions sont assez bonnes…

René ment. Encore.

— Avant de me décider, j’ai besoin de savoir clairement : qu’est-ce que le digital nous rapporte vraiment en ventes ?

La question est simple. René n’a pas la réponse — il n’a jamais suivi ça, jamais cherché à croiser une publication avec une vente. D’ailleurs en réalité, c’est Candice qui gère les réseaux sociaux. Alors il fait ce qu’il sait faire depuis douze ans : il répond à côté, avec assurance.

— Comme je vous disais, on publie beaucoup plus régulièrement qu’avant, trois fois par semaine minimum sur chaque réseau, un rythme qu’on n’avait jamais tenu jusque-là.

Le DG ne cille pas.

— Ce n’est pas ce que je vous demande. Je veux les ventes. Apportez-moi un rapport chiffré avant demain soir.

René acquiesce, la gorge serrée. Un rapport chiffré. Avec des vrais chiffres, des vrais tableaux — le genre de document qu’il ne sait pas construire lui-même. En douze ans d’ancienneté, et il n’a jamais eu besoin d’en faire autant… Ces dernières années, les choses avancent si vite… et les jeunes veulent que tout le monde utilisent leurs outils! Que faire maintenant? 

Le lendemain matin,  René arrive au bureau avec une feuille griffonnée à la main — des chiffres qu’il a estimés au jugé, la veille au soir, en espérant que personne n’aille vérifier. Il lui faut quelqu’un pour transformer ce brouillon en quelque chose de présentable, sans que personne ne se pose de questions sur son origine. Kabirou est débordé sur les visuels de la semaine. Candice, elle, n’y pense même pas — elle est stagiaire, et en plus elle a l’air de bouder depuis la derbière réunion de contrôle.

Il pense à Clarisse. La petite nouvelle du service RH, arrivée depuis peu, elle a l’air du genre à ne pas compter ses heures. Ne l’a-t-elle pas déjà abordé pour lui proposer de suivre des cours  sans aucune raison ? Elle s’est même citée en exemple, avec ce cours de productivité bureautique suivi sur sa fameuse plateforme. D’habitude, René a horreur de ce genre de  prétentieuse employée modèle. Mais cette fois, il faut avouer que ça tombe très bien. Alors il se dirige directement vers son bureau.

— Bonjour Clarisse, vous êtes ravissante aujourd’hui… Dites-moi, dans notre service nous sommes un peu bousculés, et…  j’aurais besoin d’un coup de main. Rien de compliqué : juste mettre en forme quelques chiffres pour une présentation. Vous disiez que vous êtes à l’aise avec ça…

Elle accepte, apparemment flattée qu’on la sollicite sur autre chose que des dossiers RH. Rassuré, René regagne son bureau. Pour bidouiller des chiffres, il lui faut une base réelle. Alors il fouille Facebook, LinkedIn, à la recherche d’un bouton statistiques. Il a beaucoup de mal à comprendre ce qu’il y trouve. René est obligé d’admettre qu’il est largué… Alors il invente carrément. De toute façon, qui s’y connaît, ici ?

Clarisse renvoie la présentation trente minutes plus tard. Si seulement elle s’était arrêtée là…

La présentation de Clarisse est  un PowerPoint propre,  avec des tableaux lisibles et des courbes qui donnent au brouillon de René l’allure d’un vrai rapport d’expert.

Mais en construisant les graphiques, quelque chose l’a chiffonnée. Les chiffres de fréquentation qu’il lui a donnés ne collent pas avec ce qu’elle a elle-même observé sur les réseaux de l’entreprise. Rien d’alarmant, juste une gêne, la sensation d’un détail qui ne s’aligne pas tout à fait.

Alors elle passe le voir.

— René, je vous ai renvoyé la présentation sur les résultats des réseaux sociaux. Mais… les chiffres que vous m’avez donnés m’ont un peu surpris. Ça grimpe très vite sur certaines lignes. Vous voulez bien revérifier? 

René ne cille pas.

— C’est le nouveau rythme de publication qui paie, tout simplement. On récolte enfin ce qu’on sème depuis des mois. Mais pour vous rassurer, je vais vérifier.

Il le dit avec ce ton posé, presque professoral, qui ferme la discussion aussi sûrement qu’une porte.

Candice, à quelques mètres de là, en train de classer des visuels pour Kabirou, se fige. Elle gère les réseaux au quotidien. Elle sait, mieux que quiconque dans ce bureau, que rien n’a « grimpé » nulle part cette semaine. Et puis, c’est quoi cette histoire de présentation sur les résultats des réseaux sociaux? Comment pourrait -il présenter des résultats sans les lui demander à elle? 

Le sursaut est bref, presque rien — un mouvement d’épaules, un regard qui se relève trop vite, et une mine subitement renfrognée. Mais Clarisse a vu. Clarisse a compris.  Et quand leurs regards se croisent, Candice sait qu’elle sait. 


🎓 COM AND WEB FORMATIONS
Parcours Communication Digitale · 4 mois ·  A partir de 100 000 FCFA · 4 certifications (Google Ads, Google Analytics, Google E-commerce, Meta Digital Marketing Associate)
📍 formations.comandweb.cm
💬 WhatsApp : https://wa.me/237620212425

L’art de changer l’humiliation en tremplin

L’art de changer l’humiliation en tremplin

🎬 COM AND WEB SCHOLARS

      Les aventuriers du digital

       Saison 1 : SOLARIS
🏷️ Keep on Training

👉  L’art de changer l’humiliation en tremplin!

La convocation est tombée trois jours plus tôt : « réunion de contrôle, service Communication, 10h. » Rien d’alarmant en soi — ce genre de point se tient chaque trimestre. Mais quand Candice pousse la porte avec les dossiers qu’on lui a demandé d’apporter, elle s’arrête net sur le seuil.

Ce n’est pas Clarisse seule qui l’attend. Il y a sa chef, la Directrice des Ressources Humaines, venue exceptionnellement en personne. À côté d’elle, deux têtes du service comptable, dossiers ouverts, calculatrice posée sur la table. Et au bout, le DAF lui-même, silencieux, qui ne se déplace jamais pour un simple point trimestriel.

René, en entrant, marque le même arrêt qu’elle. Personne ne s’attendait à un comité pareil pour ce qui devait être un contrôle de routine. Le DG a visiblement mandaté du monde pour comprendre, une bonne fois, ce qui cloche dans ce service.

La DRH ouvre la séance sans détour :

— La dernière campagne a coûté le double du budget habituel. Et les ventes qui ont suivi sont plus basses qu’avant son lancement. On aimerait comprendre pourquoi.

Un silence. Le comptable fait glisser une feuille vers le centre de la table — des chiffres soulignés au marqueur rouge. René se racle la gorge, prend ce ton assuré qu’il prend toujours quand il n’a pas de réponse.

— J’ai un problème de personnel, en fait. J’allais justement vous remonter un certain nombre de difficultés avec mon équipe. 

Candice serre les dossiers contre elle.  Il est sérieux, là?

Mais René continue son argumentaire. Il parle de la surcharge de travail qu’il a déjà exprimé précédemment, de la recommandation qui lui avait été faite de déléguer plus de tâches à ses jeunes recrues, de l’objection qu’il avait émise, en soulevant le manque d’expérience de ceux-ci malgré leurs diplômes à peine ronflants… Mais en fait René n’a qu’une stagiaire assistante en communication. Tout le monde sait que le troisième membre de l’équipe ne s’occupe que des graphismes. Tout le monde sait qu’il parle de la stagiaire debout  au fond de la salle, qui attend seulement qu’on lui demande de mettre à disposition  tel ou tel dossier, de la pauvre Candice, pétrifiée…Le DAF finit par intervenir, presque conciliant :

— On ne peut pas non plus tout confier à une stagiaire, René ! Elle est là pour apprendre, n’oubliez pas. C’est à vous d’encadrer son travail.

Un des comptables enchaîne, plus sec :

— Surtout sur ce type de campagne. On peut comprendre que vos stagiaires soient incompétentes, mais dans ce cas… prenez des mesures !

René saisit l’ouverture, presque soulagé :

— Justement ! Comme je l’ai dit, je suis surchargé de travail. J’aimerais pouvoir m’appuyer sur de vrais professionnels. Actuellement je n’ai que deux stagiaires, choisis sans que j’aie mon mot à dire. Si je pouvais recomposer mon équipe moi-même, avec des profils plus expérimentés, on n’en serait pas là.

Candice tombe des nues… Son chef vient de la livrer comme bouc émissaire, et la tient pour responsable de l’échec de sa campagne! C’est faux, et elle le sait mieux que quiconque dans cette salle. C’est elle qui at insisté, deux mois plus tôt, pour que le budget d’impression soit revu à la baisse, le temps de comprendre pourquoi les ventes reculaient déjà avant même le lancement. René a validé les prospectus tels quels — de beaux visuels, un papier glacé coûteux, mais un texte si dense qu’on n’y trouvait ni prix ni appel à l’action avant la troisième colonne. C’est elle aussi qui a repéré, cachée dans cette masse de texte, une erreur de numéro de contact imprimée en gras sur la version validée pour le tirage final. Si personne ne l’avait vue, dix mille exemplaires seraient partis chez l’imprimeur avec une erreur qui aurait rendu toute la campagne inutilisable.

Elle n’a rien dit de tout cela en réunion. Elle n’est même pas censée être dans la salle pour autre chose que porter des dossiers. Pire, la solution qu’il propose, c’est simplement de la remplacer! Quelle coup de massue au milieu de ce stage “pré-emploi”!

La proposition tombe comme une évidence pour lui.Et personne autour de la table ne semble y voir un problème.

Candice fixe la calculatrice du comptable, n’importe quoi qui ne soit pas un visage. Elle sent la chaleur lui monter, ce picotement familier qui précède les larmes qu’on refuse absolument de laisser couler devant un DAF et une DRH. Elle aurait pu parler. Dire que c’est elle qui a demandé la baisse du budget. Dire que c’est elle qui a sauvé dix mille prospectus d’une erreur qui les aurait tous rendus inutilisables. Les mots sont là, prêts, et elle les ravale un par un — on ne contredit pas son chef de service devant un DAF, surtout quand on espère encore, en secret, qu’un stage se transforme un jour en autre chose.

Personne ne rectifie. La DRH prend une note, sans lever les yeux, et la réunion continue comme si de rien n’était — comme si une stagiaire de vingt-deux ans ne venait pas de comprendre, en une phrase, la place exacte qu’on lui réserve ici : aucune.

Elle sort la première, dès que la DRH lève la séance, sans attendre les politesses de fin de réunion. Le couloir, l’escalier de service, puis la petite cour arrière où le personnel se retrouve pendant les pauses. —En pleine matinée, c’est le seul endroit où personne ne viendra la chercher. Elle se laisse glisser contre le mur, dossiers sur les genoux, et laisse enfin passer ce qu’elle retient depuis vingt minutes. Pas beaucoup. Juste assez pour respirer à nouveau.

Si on peut me remplacer aussi facilement, à quoi bon rester jusqu’à la fin du stage ?

Des pas sur le gravier, avant qu’elle ne voie qui c’est. Clarisse. Dossier bleu sous le bras, comme toujours, mais cette fois elle ne cherche visiblement personne d’autre.

— Je t’ai vue sortir vite.

Candice essuie son visage d’un geste rapide, presque en colère contre elle-même d’avoir été surprise ainsi.

— Ça va. C’est rien.

— Ce n’était pas rien. C’etait une injustice terrible.

Le silence qui suit n’a rien de la politesse gênée qu’on offre par obligation. Clarisse s’assoit à côté d’elle, à même le muret, sans se soucier de sa jupe.

— J’ai un projet. Depuis quelques jours, en fait. Mais ce qui vient de se passer là-dedans me convainc que c’est le bon moment pour t’en parler.

— Un projet ?

— Oui. Un projet qui pourrait t’aider, aider l’entreprise et aider ton service.  En quelques mois, tu pourrais faire tes preuves et devenir incontournable ici. 

— Comment ça? De quoi s’agit-il? 

— D’une formation en communication digitale. En ligne, avec des rattrapages le week-end pour ceux qui galèrent avec le rythme. Je suis prête à prendre en charge la moitié des frais. Mais de toute façon, ce n’est pas très cher. 

Candice lève les yeux, méfiante, presque agacée.

— Pourquoi moi ? Vous sortez de la même réunion que moi, non? Vous venez d’entendre que je suis incompétente.

— J’ai surtout vu autre chose. Une stagiaire qui a évité une catastrophe à toute une campagne, sans que personne ne le sache, et qui encaisse une humiliation publique sans un mot de travers. Ça vaut largement plus que ce qui vient d’être dit là-dedans.

Quelque chose se desserre dans la poitrine de Candice — pas assez pour effacer la scène de la réunion, mais assez pour laisser entrer un doute d’un autre genre. Reste la peur plus ancienne : deux formations en ligne abandonnées l’an dernier, trop vagues, personne pour la retenir quand le découragement arrivait. Aura – t- elle le courage de recommencer? Aura t-elle la force d’aller jusqu’au bout? 

— Je peux y réfléchir ?

— Bien sûr. Mais réfléchis vite. Ce genre d’offre, ça ne dure pas.

Clarisse se relève, épousseté sa jupe, et repart vers le bâtiment comme si de rien n’était. Candice reste seule dans la cour, dossiers contre elle, avec une certitude toute neuve : ici, personne ne viendra la sauver à sa place — mais peut-être, pour la première fois, quelqu’un vient de lui tendre une corde.


🎓 COM AND WEB FORMATIONS
Parcours Communication Digitale · 4 mois ·  A partir de 100 000 FCFA · 4 certifications (Google Ads, Google Analytics, Google E-commerce, Meta Digital Marketing Associate)
📍 formations.comandweb.cm
💬 WhatsApp : https://wa.me/237620212425